Mon cher Kacvey,

Continuons …

L’honneur d’une visite d’état à l’Elysée serait que l’hôte recevrait l’invité dans la cour du Palais animée par les fanfares de la Garde Républicaine qui jouent les hymnes nationaux des 2 pays. Si tel était le cas, ce serait d’abord Nokoreach, puis La Marseillaise.

Saluons les 2 hymnes avec solennité et dignité!

Il est vrai que sur place, on n’entendrait seulement que la musique de ces 2 hymnes. Laissons le cours libre et la liberté à Hollande (juste de retour de la Grèce) ou Valls ou Fabius si chacun voulait ou non savoir ce que Nokoreach – écrit par feu Samdach Chuon Nath en 1941- signifie dans le coeur et l’âme des Khmers.

Par contre, “La Marseillaise” de Roget de Lisle qui l’écrivait en 1792, est un chant révolutionnaire, un hymne de liberté, un appel patriotique à la mobilisation de tous les citoyens ainsi qu’une exhortation à combattre la tyrannie. L’on pourrait se demander si les historiens du parti au pouvoir auraient pris soin d’informer l’homme fort du Cambodge du sens national de “La Marseillaise” quand il saluerait le drapeau français ou quand il déposerait une couronne de fleurs en l’honneur et à la mémoire des soldats inconnus à l’Arc de Triomphe. Espérons qu’il le ferait en toute connaissance de cause.

Si “La Marseillaise” a pu rester l’étendard de la France depuis 1795, c’est que les français gardent toujours, dans leur coeur, le courage des fédérés venant de Marseille et descendant sur Paris durant la révolution. La République fut dès lors créée, et elle reste jusqu’à present.

“Allons enfants de la patrie,

Le jour de gloire est arrivé!

Contre nous de la tyrannie …”

Pourrait-on, un jour, imaginer et espérer que ces courtes phrases seraient valable dans la vie politique cambodgienne à venir?

Et de continuer à notre mode khmère:

“Aux urnes, cambodgiens,

“Formez vos opinions,

“Votons, votons! …

… A suivre au prochain dans “Chez les Gaulois – Chronique No. 4”